librairie du tiers monde

10 février 2011

Casbah éditions

el_qaidaAl-Qaïda au Maghreb islamique : Contrebande au nom de l'islam 

Cet ouvrage de plus de 220 pages présente avec des documents et des photos, les opérations d’enlèvements et leurs évolutions ces dernières années. Il relate avec précision les opérations de kidnapping et le processus de libéralisation des otages. L’auteur retrace aussi pour la première fois les circonstances de la mort de l'otage français Michel Germaneau, qui a été enlevé à la fin avril dernier par l’organisation «Al-Qaïda au Maghreb islamique», avant de mourir pour cause de manque de médicaments et les conditions difficiles auxquelles il a été soumis pendant lors de sa détention et non exécuté, comme prétendait l’organisation terroriste, en réponse à l’opération militaire franco-mauritanienne dans le nord du Mali le 22 Juillet dernier. Le livre traite, par la recherche et l'analyse, l'histoire de la relation entre «le Groupe salafiste pour la prédication et le combat», et «Al Qaïda du Djihad», dirigée par Oussama ben Laden et Ayman al-Zawahiri et traite aussi des contacts entre les deux parties depuis son évolution jusqu’à ce qu’il obtienne le nom Al Qaïda dans la région de l'Afrique du Nord à la fin 2006. L'auteur du livre Al-Qaïda au Maghreb islamique revient sur les conditions de vie des ravisseurs et les otages dans le nord du Mali et comment les deux parties vivaient ensemble pendant plusieurs semaines, voire des mois et aborder en détail les conditions de détention et le quotidien des ravisseurs et de leurs otages.
prix ...... 
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Francis Jeanson, un intellectuel en dissidence

 

Tel qu’il se présente, le livre de Marie-Pierre Ulloa sur Francis Jeanson intéresserait essentiellement le public français averti des problèmes philosophiques qui ont nourri les controverses ou les débats de l’après-guerre. De l’après-Seconde guerre mondiale. Controverses et constitution des différents courants regroupés -en dehors de l’université- autour des grandes figures de Sartre, de Mounier et de revues prestigieuses -Esprit ; les Temps Modernes ; Critique de G. Bataille. Pour le spécialiste algérien des questions d’édition et de formation de l’intelligentsia -ou pour le simple curieux- toute la première partie du livre présente un intérêt incontestable pour les informations qu’elle contient sur les mécanismes de «fabrication» des lignes éditoriales d’au moins une maison d’édition : Le Seuil qui nous reste proche à plusieurs titres. Cette première partie éclairera certainement beaucoup de non spécialistes sur les polémiques entre Jeanson et Sartre, d’une part, et Camus, d’autre part. L’engagement de Francis Jeanson dans le soutien à la lutte du peuple algérien ne survenait pas par hasard. En nous restituant son long itinéraire, l’auteure nous restitue les cheminements d’un homme habité par l’exigence de conformer ses actes à ses paroles, d’un homme hanté par la question de la conséquence. Tout au long de ce livre, nous découvrons un homme d’une conséquence absolue que même sa grave maladie –une tuberculose têtue– ne détournera pas de son impératif moral auquel, peut-être, l’avait préparé une lecture et une passion précoces pour E. Kant. Vous découvrirez les détails de sa vie en lisant le livre 

PRIX 600 DA 

 

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El Hachemi Guerouabi : Le jasmin, les roses et le néant de Chahira Guerouabi

 

«C’est en l’an de grâce 1938 et le 6 janvier que je vois le jour lorsque le monde est à la porte de la Deuxième Guerre mondiale. Cinq années après, ma mère meurt en mettant au monde ma deuxième sœur. Un an après, c’est au tour de mon père de mourir et nous voilà orphelins de père et de mère…»

Ce sont là les premières phrases du roman autobiographique entamé en 2001 par feu El-Hachemi Guerouabi et qu’il n’aura hélas pas le temps d’achever. Huit ans plus tard, ce roman finira quand même par voir le jour grâce à Chahira, sa dernière épouse, avec la collaboration de l’écrivaine Catherine Rossi. De sa petite enfance à Belcourt à ses premiers pas dans la musique en passant par ses années d’exil forcé en France, pour cause de terrorisme, sans oublier les passions que déchaînait chacune de ses apparitions publiques, la vie du célèbre interprète de El Barah se déroule mot après mot, phrase après phrase, chapitre après chapitre. Allo allo, El Haraz, Qahwa wa latay, Youm el djemaâ, Megouani sahrane… de larges refrains de ses plus belles qaçayed sont transcrites en français et en arabe, faisant de cet ouvrage un recueil poétique. On y retrouve également les témoignages de ses plus proches amis ainsi que ceux d'anonymes, en particulier des femmes toutes amoureuses de son physique d'Apollon, de sa voix éraillée et profonde, de son charisme et de cette sorte d’aura qui se dégageait de son être. Le côté intimiste est très présent ; Chahira, son épouse, nous livre des tranches de vie qui ont été marquées par le sceau du bonheur et parfois de la tourmente. Elle revient sur les circonstances de sa rencontre avec le cheikh. C’était à Paris lors de son anniversaire (à elle). «(…)Nos regards se croisaient et s’échangeaient… C’était… un conte de fée !… Je craignais fort qu’il ne m’oublie. Mais la soirée terminée, il a voulu me revoir. Peu à peu, nous n’allions plus nous quitter. Et les douze dernières années de sa vie, je fus à ses côtés»

 

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La septième Wilaya, la guerre du FLN en France

Le second front de la guerre d'indépendance 
Il y a quarante-six ans, un événement marquant de la guerre d'indépendance, qui fit la une des journaux d'Europe, semble tomber dans l'indifférence de l'oubli, notre histoire récente mal transmise ou volontairement occultée passant sous silence certains de ses glorieux épisodes.


En cette nuit du 25 août 1958, s'ouvrait en France le « second front » de la guerre d'Algérie. Et pendant plus d'un mois, une véritable guerre clandestine secoua le sol français. Des commissariats, des casernes, des centrales à gaz furent attaquées, le pétrole algérien extrait à Hassi Messaoud brûlait dans les vastes dépôts de l'étang de Berre... Avant que le temps qui passe n'efface de la pensée collective, les actions d'éclat de ces hommes et femmes anonymes qui arrachèrent notre liberté, n'est-il pas juste d'évoquer leur sacrifice ? Et au risque de froisser la modestie des vivants et la mémoire des disparus, ne convient-il pas de les citer nommément, pour éviter que l'ombre, qui les recouvre aujourd'hui, ne leur conteste à jamais la place qui leur revient. Car les héros ne sont pas toujours ceux que l'on hisse sur le pavois(1). Le 22 août 1958 se tient à Sceaux, dans la banlieue sud de Paris, la réunion ordinaire mensuelle de la direction du FLN en France. Y participent : Saïd Bouaziz, Ali Haroun et Kaddour Ladlani représentant le Comité fédéral. Moussa Kebaïli, Mohamed Haddad, Amor Ghezali et Ahmed Benattig dit « J3 » sont les chefs des quatre wilayas. Mais cette fois-ci l'ordre du jour de la réunion pour l'examen mensuel des rapports organiques et financiers comporte également l'ultime vérification du dispositif, avant l'heure H. Tout est au point. Aucun imprévu n'a perturbé le programme établi à Cologne un mois plus tôt. On confirme le planning et on se sépare. Le compte à rebours commence.

 

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paru aux éditions Barzakh

PAPICHA Des ballerines de Papicha

de la jeune Kaouther Adimi est un roman frais, digeste qui se lit d’un trait. Au contenu, certes amer, tristounet, mais laisse entrevoir un je-ne-sais quoi d’ une petite fente donnant sur la légèreté et la naïveté d’une fleur candide à suivre de près. Des ballerines de Papicha suinte la désillusion, aspire le quotidien morose des gens ordinaires. On y plonge la tête baissée dans ses pages que l’on lit mi-intrigué mi-amusé. Blessure, meurtrissure, déconfiture et mélancolie mais aussi et surtout la soif de vivre et la vie devant soi chante ce roman de 150 pages édité récemment chez Barzakh

PRIX 760 DA 

 

 

 

 

LA_CHAMBRE   La chambre de la vierge impure

 « À seize ans, on m’a embarqué dans un camion et je me suis retrouvé dans un camp d’entraînement islamiste. Il y avait une fille, Laya. Une fanatique, une rebelle. Elle était séduisante. Elle ressemblait à ma cousine Sultana, celle qui criait « Suce-moi les seins! Suce-moi le sein ! » quand nous faisions l’amour. Sauf que Laya ne voulait pas faire l’amour avec moi. Elle préférait écouter mes histoires. Le soir, nous fumions le haschich et je racontais.

 

Parfois, des tirs éclataient. Des choses se sont passées en Algérie, je crois. Des émeutes, des séditions. Moi, je fumais et je racontais. Les mêmes histoires et pourtant chaque fois différentes. Dans mon village, on m’appelait « le poète ». Je tenais ça de mon père, qui avait œuvré toute sa vie à traduire le saint Coran en berbère, la langue de l’amour et des oiseaux. Mon père était un fou. Comme moi. Poète et fou, c’est pareil. »

Amin Zaoui chante l’amour des femmes et celui des livres, la passion des histoires. Mais La chambre de la vierge impure est aussi un livre de résistance. Dans la fumée psychotrope, les récits qui s’enchâssent ont l’étrange vertu de renvoyer à l’état de fable ce qui est bien réel : une Algérie confrontée à l’intolérance et à la violence.

PRIX 600 DA 


L_homme_qui_n_existait_pasL’homme qui n’existait 

Edité chez Barzakh comme d’habitude, l’écrivain laisse sa colère traverser ces 165 pages avec une verve remarquable. Agencées en genre littéraire, ces sept nouvelles à l’âme pamphlétaire s’érigent contre le mal de la société qui jette aux bas-côtés des individus que le reste du monde semble avoir abandonnés, rejetés...Les personnages décrits dans ce recueil sont meurtris dans leur chair, sans aucune illusion, désabusés, ternes ou mornes.

La vie ne leur a pas fait de cadeau. Ou si! un peu quand même, pour venir le leur reprendre après. Une tragédie. Présenté en début de semaine, à l’espace Noun, l’éditrice Selma Hellal soulignera le côté puissant et la force imaginative de Habib Ayyoub décrivant un univers subversif. Ce dernier fera remarquer, à juste titre, qu’arrivé à l’âge adulte, on encaisse les déceptions en tentant, pour certains, de changer le monde, qui en écrivant des poèmes, qui par la littérature. Cet amoureux de Garcia Marquez dira que «la littérature permet des échappées ubuesques qui se rapprochent de la réalité». Comme est-il écrit ici, sur les «losers», ou mis en scène tel souligné par Selma Hellal «ces sans-grades», ces gens qui ont touché un moment le bonheur ou regrettent-ils un instant ne pas avoir fait un effort et se disent: «J’aurais dû peut-être...». Habib Ayyoub répond à la responsable de Barzakh qui semble s’attarder sur le côté pamphlet de la chose. L’auteur confie: «Mon écriture est une sorte d’exutoire.» Dans ce recueil, en effet, tout est gris, mettant en scène des hommes qui se sont frottés à l’amour et en sortent abîmés. Des «saynètes théâtralisées très visuelles», affirme-t -on rehaussent l’écriture de cet homme dont la veine cinématographique ponctue indubitablement et clôt de façon majestueuse ce tableau quelque peu poussiéreux à la dernière nouvelle, mais cette fois, de belle façon...

prix 600      

                                                                        

quand_la_ville_dort Alger, quand la ville dort 

L’intitulé du recueil de nouvelles collectifAlger, quand la ville dort (Barzakh, décembre 2010) évoque le titre français du célèbre «The Asphalt Jungle» (1950). Ce clin d’œil au film de John Houston, avertit toutefois l’éditeur, n’est qu’un prétexte pour «raconter cette ville, loin des poncifs» qui, trop souvent encore, la représentent en magnifique statue regardant distraitement la mer, indifférente à ses béantes fissures.

Sept auteurs algériens ont laissé libre cours à un imaginaire dans lequel il n’est nulle trace de l’Alger des photographes orientalisants, ni de sa «Casbah millénaire», arpentée par les spectres des corsaires ottomans qui l’ont jetée dans l’arène de l’Histoire moderne. Ce qui lie entre eux les textes du recueil n’est donc pas la nostalgie d’un éden citadin perdu mais une même atmosphère chargée, qui évoque le roman noir et sa perception anxieuse de la vie urbaine souterraine, avec ses violences diverses et ses petits crimes ordinaires.

PRIX 1000 DA 


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LES NOUVEAUTES

 

AU_NOM_DU_PEUPLEAu nom du peuple 

A l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme, les éditions Koukou viennent de publier, pour la première fois en Algérie, un livre intitulé Au nom du peuple(première édition : Imedyazen, CCRA, Paris, 1986). Un ouvrage collectif, dont l’essentiel a été écrit dans les cellules de la prison de Berroughia, et qui relate les étapes d’un procès bien singulier, celui des fondateurs de la première Ligue algérienne des droits de l’Homme, des enfants de chouhada autonomes, et des militants du Printemps berbère devant la cour de sûreté de l’Etat en décembre 1985.

Parmi les 23 accusés, condamnés à de lourdes peines de prison, certains deviendront des acteurs célèbres de la vie publique, notamment Me Abdennour Ali Yahia, Mme Fettouma Ouzegane, Me Mokrane Aït Larbi, Ferhat Mehenni, Dr Hachemi Naït Djoudi, Ali Fewzi Rebaïne, Dr Saïd Sadi… « Face aux juges, les accusés revendiquent leurs opinions, assument leurs actes, dénoncent les dérives totalitaires et dressent un impitoyable réquisitoire contre le régime. Les pratiques perverses d’un pouvoir clanique sont mises à nu.

Une justice soumise aux services de la répression politique. Une police omnipotente. Des ministres qui crachent leur haine. Coups tordus, dossiers préfabriqués, tortures… C’était l’Algérie des années 80. Une époque révolue ? Après deux décennies d’une démocratie en trompe-l’œil, le pays n’a pas exorcisé ses vieux démons.

Face aux pratiques autoritaires légitimées par l’état d’urgence, ce livre rappelle que la lutte pour la reconquête de nos libertés reste d’une brûlante actualité ».Extrait in de la 4e de couverture. Cette édition, augmentée de plusieurs documents inédits, répond au souhait de nombreux militants qui luttent au quotidien pour défendre les libertés. Mais aussi au souci de mettre à la disposition d’un large public un témoignage original, parfois surréaliste, sur la résistance à la dictature du parti unique, y compris dans les cachots du régime de l’époque.

Au nom du peuple Editions Koukou 

 

 

 

 

 

 


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